Comme une tour aux quatre vents

Publié par le 23 octobre 2014 | 0 commentaires

Comme une tour aux quatre vents
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Cherchez le refuge lors des tempêtes dans votre vie…

Faites-vous partie des personnes qui doivent faire face seules aux épreuves qui se dressent dans votre vie avec l’impression que le monde est devenu inhospitalier, au point tel, que votre confiance en l’être humain (ainsi qu’en vous-même) s’est effritée ?

Si vous rencontrez l’expérience de trouver la vie absurde, de vous sentir abandonné et seul et qu’en plus vous avez tendance à vous voir condamné à vivre ainsi à perpétuité, c’est qu’il est temps de prendre refuge pour se mettre à l’abri de ces quatre vents.
Prendre refuge est un moment fort dans les traditions méditatives qui prennent avec sérieux la fragilité de l’être humain face aux difficultés de la vie. Éternel, Mon Dieu ! Je cherche en toi mon refuge… chante David dans une période de grande détresse (Psaumes 7.1).

Prendre refuge signifie en premier lieu se retirer à l’écart et choisir de demeurer centré pour restaurer ce qui est blessé en vous. C’est se mettre à l’abri de la tempête. Prendre refuge c’est un moyen de reprendre ses forces et de passer la durée des Ténèbres et de la mort, pour renaître autrement. C’est un passage vers une vie renouvelée.

Quand le monde (le monde en particulier ou en général) devient inhospitalier, la communauté refuge est un lieu pour se déposer, se reposer et laisser-aller ce qui est trop lourd à porter. Participer à une communauté refuge c’est retrouver sa place dans le monde et graduellement — en respectant son rythme — ré-apprendre à faire confiance en soi et en l’autre pour apprécier sa propre valeur.

Apprendre ce qu’est la fraternité véritable par le biais du silence partagé et des échanges authentiques, c’est éloigner la peur de l’autre et du mal que l’on pourrait subir dans la relation. C’est faire un pas dans la direction de la guérison profonde. Faire confiance à nouveau, avoir le goût de la rencontre véritable est le chemin privilégié de la méditation profonde qui n’est pas rupture avec le monde. Méditer ne signifie pas qu’il faille parvenir à être détaché de tout, ne plus rien ressentir et être indifférent à la joie et à la souffrance, mais au contraire, méditer signifie devenir capable d’éprouver en profondeur et en toute liberté les sentiments et les émotions humaines, sans se sentir menacé de souffrir.

Nous traversons au plan international une période difficile. Des images crues montrent les événements politiques planétaires où des millions de personnes fuient leur monde devenu inhabitable et cherchent désespérément un pays refuge. Les drames intimes et personnels sont aussi des drames collectifs. D’où l’importance de construire des communautés refuges qui peuvent accueillir et soigner l’autre qui est aussi nous.

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce thème de la communauté refuge que j’affectionne particulièrement.

Note : Le titre de cet article est tiré de la chanson de Paul Baloche — Your Name. (Ton nom.) https://itunes.apple.com/ca/album/a-greater-song/id643042458

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