Passages – Les portes de l’accomplissement

Publié par le 2 septembre 2016 | 0 commentaires

Passages – Les portes de l’accomplissement
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Passages

Les portes de l’accomplissement

L’observation directe et attentive de l’accomplissement humain qui va de la naissance à la mort suggère l’idée de passages, de transitions, de seuils à franchir, de portes à fermer et d’autres à ouvrir.

Ces passages laissent des traces, l’histoire de l’humanité en est remplie et nos sagas familiales et personnelles, bien que moins connues, ont aussi les leurs. Les changements significatifs sont rarement des moments de traversées tranquilles. Elles sont habituellement jalonnées de remous et de heurts. La peur, une émotion très forte, est souvent présente sous divers déguisements lors de ces moments et est heureusement balancée par l’espoir d’un renouveau.

 

Les passages que nous rencontrons au cours de notre vie

sont des potentiels ouverts pour notre réalisation personnelle.

 

Les passages ne sont pas tous pénibles. Ils ont aussi leur lot de bonheur et d’explosion d’une joyeuse exubérance. Ils sont des potentiels ouverts pour notre réalisation personnelle. Mais il y a toujours un défi à relever, une perle rare à trouver, un dragon à vaincre, une princesse à libérer, un désert à traverser, une grotte ou un souterrain avec ses  ombres menaçantes à explorer.

D’autres histoires nous font part d’énigmes à résoudre ou d’un labyrinthe à l’issue incertaine qui côtoie la montagne infranchissable. Les grandes étendues d’eau et les rivières tumultueuses font également partie des dangers du voyage.

 

L’autre versant

Chaque passage a son versant, sa montée et sa descente. Le réflexe premier et naturel devant le défi à relever n’est-il pas de dire : « Oh Non! Pas encore!»

La première réaction lorsqu’une épreuve se présente est l’évitement avec le désir de revenir avant la nouvelle situation. L’autre est de faire comme si. Comme si — il n’y avait rien de grave ou d’important auquel il faut tenir compte, comme si on s’en fait trop et que l’on exagère.

On peut aussi se mettre à la recherche de réponses rassurantes et se tourner vers certaines pratiques de libération face à la souffrance. Un soir de tempête, Irène (nom fictif) me dit en arrivant : si je médite, ça ira mieuxsi je pense correctement (positiviste simpliste), je vais éloigner le malaise. La méditation devient dans cet entendement, une tentative de fuite. Certains pourraient être déçus que la réponse à leurs prières ne concorde pas avec leur volonté d’effacer le problème qui les assaille comme par magie.

Si ces stratégies semblent — au début — apporter un certain apaisement, la situation réelle aura vite fait de mettre en pièces cette illusion de succès. L’épreuve persiste et érode une après l’autre les tentatives de réponses superficielles… Comme si de rien n’était.

Le risque tangible est de s’enfoncer dans cette voie d’évitement en d’adopter des leurres pour calmer l’angoisse qui frappe à la porte. L’impression de tourner en rond et le découragement n’en seront que plus forts.

Inutile d’entretenir l’idéal d’une pseudo normalité à retrouver.

La route qui a conduit à l’état actuel mène à l’impasse. Seule exigence pour sortir vainqueur de cette situation : choisir une autre voie, c’est-à-dire franchir le seuil.

 

Conclusion

Je vous suggère une série d’articles, autant de réflexions sur les façons de réaliser les passages de la vie et faire route vers notre accomplissement personnel. À chacun son chemin pourrait-on argumenter avec raison, mais n’oublions pas que l’universel côtoie l’individuel. L’accompli est lié au sel, Melah en hébreu. Symbole de la vie et principe d’équilibre lorsqu’il est associé aux reins, siège de la sagesse et source de fécondité (Annick de Souzenelle). Mais inutile de se presser, les passages demandent avant tout d’être à l’écoute de l’expérience du moment. Ce n’est pas en tirant sur sa tige que la fleur grandira plus rapidement.

C’est ici que commence le vrai voyage.

 

Lecture complémentaire suggérée pour aller plus loin avec l’auteur de Jonathan Livingston le Goéland : le roman de Richard Bach, Fuir sa sécurité. Une aventure de l’esprit, Éd. Un monde différent, St-Hubert (Québec), 2003, 288p.

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