Traverser les périodes troubles I — Renouvelez votre vision

Publié par le 24 novembre 2015 | 0 commentaires

Traverser les périodes troubles I — Renouvelez votre vision
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Renouvelez votre vision

La vie est difficile. C’est ce qu’affirmait Scott Peck, psychiatre et auteur du Best-seller Les chemins les moins fréquentés. Apprendre à vivre avec la vie¹. Un constat lucide qui n’a aucunement besoin d’être démontré et qui décoiffe la croyance que la vie est facile ou devrait l’être. Une confirmation qui fait du bien pour qui se croit l’élu de Dame et Sieur Malchance.

Mais heureusement, un autre constat s’impose. L’existence n’est pas constituée uniquement d’épreuves. Même dans la plus virulente des tourmentes, il y a une zone de non-turbulence et des temps d’accalmies. Mais comment accéder à ce lieu et profiter de ces temps de répit lorsque soufflent les vents contraires ? Et comment traverser ces tempêtes ? Tout d’abord Ayez une vision renouvelée de vous-même et de la situation.

Voici le premier d’une série d’articles en prolongement de l’atelier Traverser les périodes troubles de la vie que j’ai animé à l’hiver 2015.

 

Vous n’êtes pas un problème !

Renouvelez votre vision

Renouveler sa vision demande d’avoir une ouverture pour remplacer le sentiment d’échec et d’impuissance qui est habituellement associé aux difficultés que l’on rencontre. Changer sa vision signifie cesser de s’identifier aux malheurs ou aux difficultés. Souvenez-vous ! Vous n’êtes pas un problème, mais vous avez un problème à résoudre, un défi à surmonter. Ce n’est pas la même chose !

La stigmatisation

Un stigmate est un signe qui fait apparaître devant tous que nous ne sommes pas comme les autres. Les fâcheuses étiquettes que l’on appose sur une personne sont des stigmates. C’est un signe qui disqualifie et qui rompt la relation bonne.

La stigmatisation est le jeu de la perception envers soi et l’autre, la croyance qu’une tare affecte notre droit d’exister normalement. Pour éloigner le sentiment de honte qui s’accroche à la stigmatisation, refusez la réduction de pensée qui vous dit : tu as un problème. Donc tu es un problème.

Avoir une vision renouvelée est un prérequis nécessaire

pour ne pas répéter les erreurs commises et changer de direction pour sortir de l’impasse.

Le mot vision suggère deux significations : l’une est celle de la visée. C’est-à-dire le fait de préciser l’objectif et les résultats à atteindre, permets de progresser par étapes. Ce qui importe, c’est d’être en marche sur son chemin qui est unique, et non d’emprunter une voie qui n’est pas la sienne. Par exemple, lors d’une perte de contrôle de son véhicule l’instructeur mettra l’accent sur la nécessité de toujours orienter le volant dans la direction que l’on veut prendre, et non, dans le sens que le véhicule emprunte. Sinon c’est l’accident assuré.

L’autre signification que le mot vision suggère est celle de la clarté. Avoir une vision claire, c’est-à-dire une vue non embrouillée. On le sait tous, les états émotionnels changent la perception de la réalité. Quelle est la situation réelle ? Selon les stratégies d’adaptation que l’on privilégie, on aura tendance à réduire l’impact d’une situation ou à l’opposé, la dramatiser. Vous avez sûrement des exemples qui vous viennent à l’esprit.

Le docteur Scott Peck disait au sujet de notre tendance à éviter les problèmes.

Par crainte de la douleur, nous essayons presque tous, à des niveaux différents, d’éviter les problèmes. Nous temporisons en espérant qu’ils disparaîtront. Nous refusons de les voir, prétendons qu’ils n’existent pas, ou nous les oublions. Nous avons tendance à les contourner.

Scott Peck, Le chemin le moins fréquenté.

Voyons maintenant comment parvenir à se désidentifier de cette perception et choisir le bon cap pour sortir de la tempête.

Exercice suggéré :

Le but de cet exercice est de dégager un espace intérieur qui vous permettra graduellement d’acquérir une vision claire et stable. C’est le premier pas.

Pour commencer. Prenez un moment à l’écart (c’est important). Installez-vous confortablement sur une chaise, les pieds au sol. Desserrez les vêtements si nécessaire. Fermez tout ce qui risque d’être intrusif pour cette période : les téléphones, les cellulaires et les autres sources de distractions.

Ensuite, fermez les yeux (si vous le pouvez) et assoyez-vous le dos droit, la tête droite, les épaules relâchées. Déposez les mains sur les genoux. Prenez quelques respirations et surtout expirez.

Maintenant, demeurez ainsi. Respirez normalement en suivant ce rythme.

Relâchez les pensés, les émotions et les désirs avec confiance.

Ne retenez pas et ne poursuivez pas vos fantaisies du moment (les scénarios intérieurs).

Répétez cet exercice quelques fois dans la journée pendant 5 minutes.

Souvenez-vous. Vous n’êtes pas vos pensées, ni vos émotions, ni vos désirs et encore moins vos échecs ou vos difficultés. Remarquez que tout passe. Sauf cette conscience en demeure en vous et qui est à la fois inaltérable et cachée en votre conscience. Prenez soin de cette Présence, c’est en fait votre boussole.

Nous poursuivrons cette série avec Mais pourquoi ?

 Je vous suggère également la lecture de la série de 8 d’articles intitulée Apprendre à méditer.

Confiance !

Si vous le désirez, laisser un commentaire au bas de cet article ou communiquer avec moi ici: contact

À bientôt,

Lionel Sansoucy

Référence : Peck, Scott. Les chemins les moins fréquentés. Apprendre à vivre avec la vie, Paris, Robert Laffont, 2008, (ré-édition), 379 p.

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