Marcher, méditer

Publié par le 3 avril 2020 | 0 commentaires

Marcher, méditer
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Marcher en conscience développe notre capacité de présence au réel. La marche consciente possède des propriétés anti-anxiolytiques importantes et, surtout en ces temps troubles que nous traversons, elle pourrait s’avérée un précieux allier pour notre équilibre et notre santé globale.

Un texte signé : Richard Gélineau*Richard Gélineau pratique la méditation bouddhique depuis plusieurs années.

 

Marcher en conscience

Je me souviens de retraites de méditation durant lesquelles nous pratiquions ce qu’on appelle, la méditation marchée. Après une quarantaine de minutes de posture assise, nous nous levions pour déambuler en cercle. Mais, au lieu de mettre l’attention sur les pensées ou le souffle, nous étions conscients de nos pas, du contact avec le sol, en plus de nous dégourdir les jambes.

Là où tu es, soit conscient

Bien qu’il soit recommandé de commencer la pratique méditative dans un lieu précis comme la pièce préférée du domicile, d’autres préfèrent l’extérieur. Ils se sentent unifiés avec le cosmos au sein d’une forêt, près d’un plan d’eau, en présence d’un animal, du vent, etc. L’un n’exclut pas l’autre.

Tout le monde n’a pas une forêt ou un plan d’eau à sa disposition et en période de confinement, le regroupement de personnes dans une salle de méditation est contre-indiqué. Heureusement, il y a la marche qui permet de prendre l’air au sens littéral, de respirer.

Le philosophe Emmanuel Kant (1872) aimait se promener tous les jours à la même heure. Je n’en connais pas la raison pure, mais pour ma part ce serait pour me libérer d’un trop grand accaparement cérébral. 

Je vous propose de faire une simple marche pour apprécier le dehors, un laisser-aller. Imaginez le moment où le cheval sort du box d’équitation pour gambader.

La marche est un authentique exercice spirituel.

Marcher avec un esprit léger

L’esprit nous suit comme l’essieu au milieu de la roue. Si des émotions, pensées ou projets, ceci ou cela reviennent au galop, accélérer un peu le pas et redresser la tête. C’est votre corps qui deviendra esprit et non l’inverse. Vous seriez surpris de constater comment l’esprit devient léger. Les bouddhistes appellent ce type d’esprit l’ālaya, le réceptacle sans dualité; l’esprit devient comme l’horizon, sans dualité.

Gratitudes 

En cette période de confinement, il importe de remercier ceux et celles qui contribuent au bien-être de notre société; on l’a vu et entendu dans les médias. Pour ma part, c’est d’être un héros que pouvoir rester chez soi ou sortir tout en prenant soin des autres et de soi-même. Cela sauve aussi des vies.

Pour aller plus loin…

À lire également : La méditation, un chemin de réalisation

Aussi, des textes pertinents des auteurs, Michel Jourdan et Jacques Vignes qui explorent le thème de la marche dans la pratique spirituelle de la méditation.
Titre : Marcher, méditer, Paris, Albin-Michel, Coll., Espaces libres, 1998, 204 p.
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* L’auteur de cet article, Richard Gélineau pratique la méditation bouddhique depuis plusieurs années.

 

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