Vous êtes la lumière du monde IV

Publié par le 4 juin 2015 | 0 commentaires

Vous êtes la lumière du monde IV
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La justice

 

Enseignement du mardi 17 mars 2015 à Longueuil.

 

La Parole de ce soir est puisée dans Ésaïe 58, 6-12

 

6. Détache les chaînes de la méchanceté,

Dénoue les liens du joug,

Renvoie libres ceux qu’on écrase,

Et que l’on rompe tout espèce de joug;

7. Partage ton pain avec celui qui a faim

Et amène à la maison les pauvres sans abris;

Si tu vois un homme nu, couvre-le,

Et ne te détourne pas de celui qui est ta propre chair.

8. Alors ta lumière poindra comme l’aurore,

Et ta guérison germera promptement;

Ta justice marchera devant toi,

Et la gloire de l’Éternel sera ton arrière-garde.

9. Alors tu appelleras,

Et l’Éternel répondra;

Tu crieras,

Et il dira : Me voici !

Si tu éloignes du milieu de toi le joug,

Les gestes menaçants

Et les discours de rien du tout,

10. Si tu offres à l’affamé

Ce que tu désires toi-même,

Si tu rassasies l’appétit de l’indigent,

Ta lumière se lèvera sur les ténèbres,

Et ton obscurité sera comme le midi.

11. L’Éternel te guidera constamment,

Il te rassasiera dans les lieux arides

Et redonnera de la vigueur à tes membres.

Tu seras comme un jardin arrosé,

Comme un point d’eau dont les eaux ne déçoivent pas.

12. Grâce à toi, l’on rebâtira sur d’anciennes ruines,

Tu relèveras les fondations des générations passées;

On t’appellera réparateur de brèches,

Celui qui restaure les sentiers,

Qui rend (le pays) habitable.

 

Quelques mots sur ce thème…

En ce temps de carême, il peut être intéressant de revoir quel est le jeûne que l’Éternel aime, lequel il demande. Celui et celle qui pratique ce jeûne, inlassablement il marche dans les pas du Seigneur.

La pratique de la méditation, si elle n’est pas maladive, c’est-à-dire si elle n’est pas pratiquée de manière à être recroquevillé sur soi-même, dénoue les liens du joug (v. 6), ouvre sur des sentiers à restaurer (v. 12) en nous comme à l’extérieur; elle conduit sur le chemin de l’autre, Renvoie libres ceux qu’on écrase (v. 6).

Bien que la méditation soit une pratique solitaire, intime, son pôle complémentaire est la communauté humaine. [D’ailleurs, il est intéressant de noter que la différence entre solitaire et solidaire sont le t et le d : T – pour taire – trésors – Ténèbres, et D (3 mots de la même racine) pour diurneLumière – Dieu, (v.9) ].

Sans le pôle justice, que serait le pôle amour ? Sans la dimension partage, que serait celle de la relation ? Ou encore, quel sens aurait la grâce divine sans l’échange de soi au prochain et du prochain à l’autre, Si tu offres à l’affamé ce que tu désires toi-même (v. 10) ? C’est ainsi, enfin j’ose le croire, que l’on anticipe le Royaume de Dieu. L’avènement du Royaume est lorsque nous sommes Justice — quand je est Justice.

Ésaïe indique le chemin à prendre…

Regardons de plus près si vous le voulez bien Ésaïe 58, 6-12. Il nous rappelle le jeûne que l’Éternel préconise. Prenons ces paroles sur le mode intime, de manière personnelle et prenons conscience, en vérité, sans jugement moralisateur, de quelle manière nous sommes Lumière pour l’autre, de quelle manière son pays (v. 12), c’est-à-dire sa vie, ses conditions d’existence deviennent habitables parce que traversées par une présence qui redonne l’espoir.

eauPrenons ce moment et regardons comment nous pouvons être un point d’eau (v.11) dans le désert de l’autre, une eau qui fortifie à la fois nos membres et ceux du prochain. Ici, le prophète se fait psychosociologue. Savez-vous que les récentes découvertes sur le processus de restauration de l’estime de soi démontrent que les meilleures pratiques sont celles où la personne donne à l’autre ? Le fait de donner de son temps, de partager ses biens, de mettre ses dons et ses talents au service de la collectivité (le pays) hausse de manière durable l’estime de soi.

Quel jeûne ! Un jeûne qui nous restaure et à la fois restaure l’autre tout en rassasiant. L’assiduité aux périodes de prière silencieuse nous place sous la Lumière de l’Éternel comme un guide sûr. Il te rassasiera dans les lieux arides (de ta vie)… Tu seras comme un jardin arrosé. Comme un point d’eau dont les eaux ne déçoivent pas (v. 11 et 12). Et cela permet de bâtir des lendemains heureux, ensemble, des lendemains qui chantent. On t’appellera réparateur de brèches, Celui qui restaure les sentiers, qui rend (le pays) habitable (v. 12) parce qu’aujourd’hui des jougs ont été dénoués.

Nous pourrions aller plus loin, mais le temps nous manque. Il est temps de dénouer ce qui nous retient, de demeurer présent en silence. 

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